LE LOGOS SPERMATIKOS DANS LE DOMAINE DE LA MISSION ORTHODOXE EN AFRIQUE
Goma, le
29/08/2025
LE
LOGOS SPERMATIKOS DANS LE DOMAINE DE LA MISSION ORTHODOXE EN AFRIQUE
«
Le Christ dont vous nous parlez, connaît-il aussi faire la chasse ? Vous nous
parlez souvent de la pêche au lac Tibériade ».
Ils voudraient un Christ qui sache chasser
les animaux dans la forêt.
1.
QU'EST-CE QUE LE LOGOS SPERMATIKOS ?
« Le Christ est Celui qui éclaire
tout homme qui vient dans le monde » (Jean 1.9)
Christ est la lumière du monde, comme il le dit lui-même dans l’Évangile (Jn
8.12). Et quiconque vient dans le monde, reçoit progressivement et
selon sa capacité spirituelle la lumière du Christ. Toutefois, l’homme étant un
être libre, il a la possibilité de rejeter ou de garder cette lumière. Il peut
l’accroitre en étant continuellement avec le Christ ou la diminuer.
Selon les pères Apologétiques (2e et 3e siècle après J.-C.), notamment Saint
Justin, le Christ en tant que Parole de Dieu, il est celui qui a éclairé aussi
les philosophes pour dire certaines vérités, d’où la permission de faire usage
de certaines de leurs enseignements ou théories qui comportent certaines
vérités qui s’encadrent avec l’esprit Évangélique.
Le concept du Logos spermatikos
s’expriment aussi par les termes : Parole séminale, Semences de la Parole,
Parole spermatique, Semences du Logos, Raison séminale, Semence de vérité,
Semences de vérité
La terminologie même de la Parole
séminale est philosophique, stoïcienne, emprunté et développé de façon
chrétienne par Saint Justin (vraisemblablement de 100 -vers 165 apr. J.-C.).
Saint Justin, philosophe et martyr
soutient que les philosophes préchrétiens contiennent également des vérités
dans leurs pensées et réflexions, qui leur ont été révélées comme des « germes
de vérité ». « Il paraît qu’il y a dans leurs enseignements des semences de
vérité », Justin, Apologie I, P.G. 6, 396B ˙ Skouteri, Histoire des Dogmes, p.
222.
Justin soutient que, de tous les philosophes, Socrate est « le plus doué à cet
égard ».
Justin et d’autres Apologistes reconnaissent des pépites de vérité dans la
pensée philosophique et n’hésitent pas à emprunter des concepts et des
expressions philosophiques auxquels ils ont donné un contenu chrétien.
À travers la pensée des
Apologistes, nous assistons également à la première rencontre substantielle
entre la Théologie chrétienne et la pensée grecque.
Toutefois le Christ, en tant que Parole de Dieu, est la lumière qui éclaire
tout homme qui vient dans le monde, quelle que soit sa provenance et son
origine. Et cela est un témoignage éloquent de la justice de Dieu.
Dans cette vérité sont inclus aussi
tous les païens, africains, européens, asiatiques et autres, qui n'avaient pas
connu Moïse et les Prophètes de l’Ancien Testament.
La Parole séminale est cet effet de la Parole de Dieu, par lequel, illuminant
l'intellect des hommes, elle les élève et les guide vers la découverte
partielle de la vérité. C'est une première révélation de Dieu dans l'homme. Cet
apprentissage de Dieu par l’homme, est la connaissance de Dieu dans la
conscience de l’homme, considérée comme le siège de la Parole séminale.
Ainsi la connaissance de Dieu débute dans la conscience de l’homme, elle
augmente par la contemplation de la nature, de la création visible et se
perfectionne par la connaissance de la Tradition Écrite et Orale transmise par
le Christ et ses Apôtres et thésaurisée dans l’Église Orthodoxe.
2.
ALLEZ, FAITES DE TOUTES LES NATIONS DES DISCIPLES
Il n’a pas dit seulement « faites de toutes les nations des disciples », mais «
Allez, faites de toutes les nations des disciples », et c’était Sa dernière
parole comme un dernier Testament qu’Il laisse à Ses Apôtres. (Mat.28.19).
Aller où ? Dans la Mission. Pour faire d’eux des chrétiens Orthodoxes, des
disciples, des saints.
S’ils ne deviennent pas chrétiens,
ils ne seront pas sauvés ? Le Christ répond à cette question aussi bien
affirmativement que négativement pour donner de l’emphase à Sa réponse. Il dit
:
- « Celui qui croira et qui sera
baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16.16)
- « si vous ne mangez la chair du
Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en
vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ;
et je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6.53-54)
Mais que deviendront ceux-là qui
sont morts avant qu’ils soient évangélisés pour qu’ils croient, pour qu’ils
soient baptisés et qu’ils communient au Corps et au Sang du Christ afin qu’ils
soient sauvés ? Iront-ils tous dans l’enfer ? Une fois j’avais demandé à Saint
Païssios cette question. Il a dit : Non. Ils n’iront pas tous dans l’enfer,
parce qu’ils n’ont pas connu le Christ et son Église. Dieu pourra sur base de
Son omniscience dire : « Si celui-ci avait connu l’Orthodoxie, il allait
devenir un saint, donc je le sauve, et il le sauve ». En effet ce Saint de
l’Église avait en esprit la Révélation de Dieu, qui consiste à être jugé par
Dieu, suivant la conscience et pas suivant la loi pour ceux-là qui n’ont pas
été évangélisés.
L’Apôtre Paul affirme selon son
Évangile, selon l’Évangile du Christ qu’il a aimé, prêché et s’en est approprié
:
« Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux
qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet,
ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la
mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n'ont point la
loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point
la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite
dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées
s'accusant ou se défendant tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon
mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes.
(Rom. 2.12-14)
La conscience est le lieu où se
manifeste la Parole séminale, l’endroit où tout homme venant dans le monde,
quelle que soit son origine et l’époque où il a vécu, est éclairé par la Parole
de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ.
Mais ce jugement sur base de la
conscience et non sur base de la loi pour ceux-là qui n’ont pas connu la
Révélation de Dieu, qui n’ont pas connu l’Ancien et le Nouveau Testament, qui
n’ont pas connu l’Église, implique-il qu’ils seront sauvés au même titre que
les saints qui ont été baptisés, ont communié, se sont repentis, se sont
confessés, ont fait les bonnes œuvres de miséricorde et de charité ; qui ont
aimé Dieu et le prochain ? Non. Ils n’auront ni la même gloire, ni la même
place au paradis. Selon le livre de l'Apocalypse, qui parle de la situation des
personnes sauvées se trouvant au Paradis : « Au milieu de la place de la ville et sur
les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des
fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison
des nations » (Apoc. 22.2). Voyez aussi pour cette distinction dans
Ezekiel qui dit : « Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes
d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits
n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront
du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de
remède » (Ez.47.12). C'est-à-dire qu'il y a des arbres fruitiers au
Paradis, dont les fruits sont pour les chrétiens baptisés et sauvés, et les
feuilles pour les nations, c'est-à-dire ceux qui ont été sauvés suivant la loi
de la conscience mais qui n'avaient pas reçu le Saint Baptême. Dieu est-il
injuste de leur donner des feuilles ? Certainement pas.
3. EXEMPLES DE LA PAROLE SÉMINALE DANS LA MISSION EN AFRIQUE
Chez nos ancêtres africains, la
connaissance de Dieu était beaucoup mélangée aux croyances à des puissances
divines accordées aux ancêtres déjà décédés, la progonolatrie. Les croyances,
que le christianisme récupère, corrige et perfectionne.
Ces connaissances et croyances nous
aident à créer un pont entre l’évangéliste et l’évangélisé. Autrement, il n’y a
pas de contact entre les deux.
La phrase rapportée par Saint Jean
dans l’Évangile à propos du Christ que « Il est celui qui illumine tout homme
qui vient dans le monde » implique et englobe le monde entier. Dans chaque être
humain, il y a des semences de la vérité, mais il n’y a pas toute la vérité.
Toute la vérité c’est le Christ « Je suis la vérité ». Saint Justin le
philosophe et martyr, part de cette réalité pour parler du Logos spermatikos.
Nous trouvons les Semences de la
vérité non seulement chez les philosophes de l’antiquité, comme Socrate, qui
parle d’un Dieu (au singulier) alors qu’il vivait dans un monde polythéiste,
mais aussi chez beaucoup d’autres.
Nous n’allons pas entrer en
profondeur de beaucoup des choses pour les examiner. Dans toutes les traditions
ancestrales, il y a la semence de la parole de Dieu, surtout dans la conscience
de chaque homme et de chaque peuple, sauf que cette connaissance et expérience
comportent des erreurs et des égarements que la Bible et la foi chrétienne
complètent et corrigent.
Nous allons donner certains
exemples pour étayer et appuyer nos positions.
1.Dans l’ancien temps, ici chez
nous, nos ancêtres croyaient déjà dans la vie d’outre-tombe. Ils croyaient que
l’homme après la mort il continue à vivre. Pas bien sûr au paradis, pas au sein
d’Abraham. Mais dans un endroit inconnu, dans l'au-delà ; là-bas, ils ont
besoin de porter les habits, de manger, de porter les souliers, etc. Mais cela,
ils doivent le prendre de la terre, des vivants de gens de leur tribu. En
retour, ils accordaient leur « protection » aux vivants de leur tribu. Pour
cela, les gens allaient souvent sur leurs tombes pour y déposer des choses,
qu’ils déchiraient parfois pour éviter qu’on les dérobe, et ils croyaient que
spirituellement les morts s’en servaient, soit pour manger, soit pour se vêtir,
selon l’espèce déposé sur la tombe. De cette habitude, ils étaient aussi
poussés à la progonolatrie, à l’adoration de leurs ancêtres, qu’ils croyaient
vivants, et qu’ils pouvaient venir à leur secours. Un ancêtre mort pouvait,
selon eux, venir combattre en leur faveur, contre leurs ennemis, etc.
C’est tout un chapitre eschatologique. Sur cela, le Missionnaire Orthodoxe se
base, pour leur parler de la résurrection des morts, des services funèbres
célébrés dans l’Église, les colyves, les prières pour le repos des âmes. Ainsi
la progonolatrie peut être corrigée. Le Missionnaire peut sur ce point leur
parler des Saints de l’Église, comment on devient un saint, comment un saint
peut être, non pas adoré, mais vénéré après sa mort. Les critères de la
canonisation, etc. Et aussi les objets laissés par les ancêtres, les africains
les conservaient toujours et les avaient en adorations, mais beaucoup plus, ils
les utilisaient comme de totems et des objets pour les fétiches, alors que dans
le Christianisme, avec les critères de la Sainteté, les restes des Saints, les
chrétiens les vénèrent comme des reliques et objets précieux. Tous ces aspects
de la vie ancestrale africaine peuvent constituer des grands chapitres des
vérités et de théologie chrétienne.
2.Chez l’africain, après la
naissance d’un enfant, il y avait dans l’ancien temps, avant le christianisme,
une cérémonie appelée, cérémonie de la nomination de l’enfant. Jusqu’ avant que
l’enfant reçoive le nom, il n’était pas considéré comme un être complet, il
n’était pas vraiment vu comme une personnalité. C’est avec le nom qu’il
acquiert une personnalité. Ici on peut largement développer l’importance du
baptême chrétien et du nom que l’on reçoit au moment du baptême, un nom qui va
même au-delà des aspects terrestres, parce qu’il est inscrit dans le livre de
vie. Pour le Christ, l’Inscription de son nom dans le livre de vie, qui se fait
au moment du baptême de chacun, est bien important que chasser les démons : «
Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais
réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » (Lc.10.20).
Sur ce point, un Théologien Orthodoxe missionnaire peut pousser la réflexion
théologique et parler à ses auditeurs sur le Nom de Jésus, qui surpasse tout
nom : « il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même
jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement
élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de
Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et
que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le
Père. (Phil.2.8-11). Et delà nous pouvons naturellement leur parler de
la puissance du Nom de Jésus, sur l’invocation du Nom de Jésus dans la prière «
Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi », qui est un
patrimoine du christianisme et un résumé de toute la foi Orthodoxe.
3.L’idée de la présence de Dieu,
comme Être Suprême, était très ancrée dans l’africain avant même le
Christianisme.
Les anciens africains étaient
beaucoup Théocentriques que anthropocentriques dans leurs habitudes
ancestrales. Lorsqu’ un africain allait dans un voyage, on ne lui souhaitait
pas « bon voyage » mais on lui souhaitait que Dieu lui donne un bon voyage. Que
les ancêtres lui accordent un bon voyage. Également lorsqu’ il mangeait on ne
lui souhaitait pas bon appétit. Mais plutôt « que Dieu lui donne la santé ».
Ils avaient toujours l’idée que faire un bon voyage ou manger, n’est pas un
fruit des efforts de l’homme, mais des ancêtres, de la puissance invisible de
Dieu.
Ils voulaient un Dieu semblable à
eux. Beaucoup de fois, ils demandaient aux missionnaires : « Le Christ dont
vous nous parlez, connait-il aussi faire la chasse ? Vous nous parlez souvent
de la pêche au lac Tibériade ». Ils voudraient un Christ qui sache chasser les
animaux dans la forêt. Cette réalité avait pour conséquence que dans plusieurs
traductions de la Bible protestante, dans plusieurs langues congolaises, ils
traduisent que le Christ a dit à Pierre et aux autres Apôtres « suivez-moi et
je vous ferai chasseurs des hommes », pourtant le texte original est « je vous
ferai pêcheurs d’hommes ». Mais nous remarquons ici le désir et la croyance des
africains de connaitre un Dieu qui leur est semblable. C’est une preuve
tangible du Logos spermatikos, de la Parole séminale, car le Christ est venu
sur terre semblable à nous les hommes, hormis le péché ; il a habité parmi nous
«
Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous » ( Jn 1.14)
4. Un autre exemple peut être
rapporté, cette fois-ci au niveau du culte. Les célébrations des fêtes des
ancêtres débutaient toujours le soir par les préparatifs dans leurs
rassemblements, dans des huttes, et se terminaient le lendemain matin jusqu'à
midi. L'après-midi était consacré aux préparatifs de la célébration, tandis que
le matin était la célébration elle-même, le jour principal de la fête. C'est
pourquoi les africains comprennent sans difficulté pourquoi nous célébrons dans
l’Église Orthodoxe les Vêpres, qui sont la préparation de la fête soit du
Christ et de la Sainte Vierge soit du saint.
5. Même les gens qui pratiquaient
la magie, dans l’ancien temps, lorsqu’ ils ne parvenaient pas à réussir quelque
chose dans leur magie, à nuire à quelqu’un, ils disaient que Dieu n’a pas
voulu. Et ici le Christ vient compléter et nous dire : « Ne vend-on pas cinq passereaux
pour deux sous ? Cependant, aucun d'eux n'est oublié devant Dieu. Et même les
cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez
plus que beaucoup de passereaux. (Lc.12.6-7) et encore «
Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. Mais il ne se perdra pas un cheveu
de votre tête (Lc.21.17-18).
La connaissance de Dieu des anciens
africains était beaucoup mêlée à leurs croyances, à la puissance de leurs
ancêtres ou à la magie ou à des superstitions.
6. Ainsi ils accordaient beaucoup
d’honneur aux vertus, mais d’une autre façon. Une femme doit être prévoyante.
Elle ne doit pas, par exemple, sortir la nuit pour aller chercher du sel chez
la voisine. Elle devrait l’avoir fait durant la journée. Si en sortant la nuit,
elle rencontre un chat noir, elle va subir un grand malheur. Elle n’aura pas la
protection des ancêtres. Cette croyance peut beaucoup être développée dans le
christianisme et servir de pédagogie ménagère pour une femme-maman laborieuse
et chrétienne.
7. Et pour finir, quelque chose qui
s’apparente à la parabole de dix vierges (Mat.25.1-12). Ils appréciaient
beaucoup la virginité. Mais seulement dans le cadre féminin, pourtant le
christianisme le voit pour tous les deux sexes, homme et femme. Comme c’est
l’homme qui dote la fille en Afrique, une fille vierge a un prix de dote très
élevé que celui de celle qui n’est pas vierge. Ceci avaient aussi un caractère
éducatif pour les autres filles encore mineures. Et les vierges dans les
christianismes sont honorées, et celle qui associent la virginité à la charité,
sont sages, elles ont toujours leurs lampes allumées et arrivent à la rencontre
de l'Époux, le Christ « qui est la lumière, qui éclaire tout homme
qui vient dans le monde », à Lui revient la gloire, l’honneur et
l’adoration avec Son Père et le Saint Esprit, maintenant et toujours et dans
les siècles des siècles. Amen.
† Timothée
Évêque du Diocèse
de Goma et Grand Kivu
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