LE PRÊTRE EN TANT QUE LUMIÈRE ET ESPÉRANCE DANS LE MONDE CONTEMPORAIN

 


Goma, le 18/07/2026

LE PRÊTRE EN TANT QUE LUMIÈRE ET ESPÉRANCE DANS LE MONDE CONTEMPORAIN

Révérends Pères,

Chers frères,

PRΕMIÈRE  PARTIE

« Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement » (Hébreux 13, 8).

C'est avec cette certitude, qui est l'axe de la vie de l'Église, que nous abordons le thème de notre rassemblement sacerdotal d'aujourd'hui : « Le prêtre en tant que lumière et espérance dans le monde contemporain ».

Chaque époque, et la nôtre en particulier, pose de nouvelles questions à l'Église. Et l'Église y répond, sans pour autant modifier la Parole de Dieu ni dévier de sa mission. Les conditions historiques changent, les sociétés se transforment, les technologies évoluent ; pourtant, l'Église continue de témoigner du même Christ, « le même hier et aujourd'hui ».

On parle souvent de crise économique, de crise des valeurs, etc. Toutes ces observations ont assurément leur importance. Cependant, l’Église sait qu’à la racine de chaque crise extérieure se cache une crise plus profonde : la crise de la relation de l’homme avec Dieu.

L’homme de notre temps est parvenu à communiquer instantanément d’un bout à l’autre de la terre, mais il est incapable de dialoguer avec lui-même, son prochain et Dieu. Il a multiplié les moyens et les commodités de la vie, mais il n’a pas trouvé le sens de son existence.

L’homme du XXIe siècle, en apparence si puissant, a peur. Il craint l’échec, le rejet, la maladie, la guerre, la solitude et surtout la mort. Malgré les progrès technologiques, les phénomènes d’épuisement mental, d’isolement et de désespoir s’accentuent. Le cœur humain continue d’avoir soif de Celui pour qui il a été créé.

Saint Augustin a formulé cette vérité par cette formule célèbre : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi. » Cette formulation exprime une expérience humaine universelle : l’homme ne peut se sentir complet, véritablement satisfait, que par la présence de Dieu dans son cœur.

C’est pourquoi la mission du prêtre n’est pas de gérer les problèmes sociaux. Sa mission première est de guérir la soif spirituelle de l'homme, en le conduisant à la communion avec le Christ.

L'Église n'offre pas à l'homme fatigué et las  une énième idéologie, mais une Personne.

Le Christ n'a pas dit : « Je vous ai apporté une vérité », mais : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6).

La foi chrétienne n'est pas l'acceptation d'un enseignement moral parfait. C'est une entrée dans une relation de communion avec le Dieu vivant. Et c'est là le travail par excellence du prêtre : devenir ministre de cette relation.

Le sacerdoce !

Saint Jean Chrysostome, dans son ouvrage « Au sujet du sacerdoce », exprime la grandeur du ministère sacerdotal. Il écrit, de façon caractéristique, que le sacerdoce s'exerce sur terre, mais qu'il est compté parmi les réalités célestes. Il n'a été institué ni par l'homme ni par l'ange, mais par le Paraclet lui-même. Le sacerdoce n'est pas une fonction humaine. Il est un don du Saint-Esprit et, en même temps, une croix. Saint Grégoire le Théologien, qui, par crainte de se montrer indigne, évita d'abord la prêtrise, confesse que celui qui doit conduire les autres à Dieu doit d'abord avoir été lui-même disciple de la vie divine : « Il doit d'abord être purifié, pour purifier ; il doit être sage, pour rendre sage ; il doit devenir lumière, pour ensuite illuminer. » Voilà le résumé de toute la pastorale orthodoxe.

On ne peut devenir Lumière sans avoir été préalablement éclairé.

On ne peut inspirer l'espérance sans vivre dans l'espérance de la Résurrection.

On ne peut conduire à la repentance sans se repentir quotidiennement.

L'Église n'exige pas du prêtre la perfection humaine, mais un effort constant de sanctification.

Lors de son ordination, le prêtre devient image liturgique du Christ dans l'assemblée eucharistique.

Lorsqu'il présente les Saints Dons, il n'agit pas par sa propre force, mais « en la personne du Christ ».

Lorsqu'il pardonne en confession, il n'accorde pas d'indulgence personnelle, mais transmet la grâce du pardon de Dieu. Lorsqu'il pleure avec celui qui pleure ou se réjouit avec celui qui se réjouit, il devient un signe de la présence du Bon Pasteur dans le monde.

C'est précisément pourquoi saint Ignace le Théophore appelle les fidèles à voir dans le visage du pasteur non pas une autorité humaine, mais l'image de l'unité ecclésiastique autour du Christ.

Chers frères,

Notre époque est lasse des mots. Elle ne se laisse pas facilement convaincre par les arguments. En revanche, elle est touchée par le témoignage.

L'homme contemporain écoutera le sermon, pourvu qu'il discerne d'abord un prédicateur qui sait prier, qui aime, qui pardonne, qui persévère et qui offre la paix.

Saint Séraphin de Sarov a résumé cette réalité par cette exhortation :

« Trouve la paix au-dedans de toi et des milliers de personnes seront sauvées autour de toi ». C'est le plus grand défi pastoral de notre temps. Autrement dit, nous n'avons pas besoin de plus d'activisme, mais de plus de sainteté.

Car seul un homme habité par Dieu peut devenir lumière dans les ténèbres du monde.

DEUXIÈME PARTIE

LE PRÊTRE, LUMIÈRE DU MONDE

(Le rayonnement spirituel du berger, fruit de son union avec le Christ)

Mes chers pères,

La première caractéristique du véritable berger est qu’il devient porteur de la lumière du Christ. Ce n’est pas un hasard si toute la Sainte Ecriture est imprégnée du symbolisme de la lumière. Du premier commandement créateur de Dieu – « Que la lumière soit ! » (Genèse 1, 3) – à la Jérusalem céleste de l’Apocalypse, où « l’Agneau est sa lampe » (Apocalypse 21, 23), la lumière exprime la vie même de Dieu.

L’évangéliste Jean dit : « Dieu est lumière, et il n’y a pas en lui de ténèbres. » (1 Jean 1, 5)

Ainsi, l’Église n’est pas appelée à créer une nouvelle lumière dans le monde. La Lumière existe déjà ; elle est le Christ lui-même. Le prêtre est appelé à la transparence, afin que cette Lumière incréée puisse traverser sa vie.

La lumière n'est pas un attribut, mais une participation à la vie et à l'esprit du Christ.

L'homme ne devient pas lumière par la sagesse du monde, les vertus naturelles, des capacités intellectuelles exceptionnelles ou une formation scientifique enviable. Ni, bien sûr, par sa capacité à se perdre dans les hauteurs des réflexions philosophiques.

Il devient lumière par sa communion mystique avec la Source de Lumière.

Saint Grégoire Palamas, commentant la Transfiguration du Seigneur, enseigne que la lumière du Thabor n'était pas un phénomène créé, mais l'énergie incréée de Dieu, la gloire même de la divinité, à laquelle les saints sont appelés à participer. Ceci a une portée pastorale directe. Le prêtre n'est pas seulement un enseignant de la vérité. Il est appelé avant tout à participer à la Vérité.

Il n'est pas un simple porteur d'informations théologiques sur Dieu. Il est un témoin de l'expérience de Dieu. La pastorale n'est pas une transmission de connaissances. C'est une transmission d'expérience et de vie. « Elle doit être lumière pour qu’elle donne la lumière ». Quelle simplicité dans cette phrase ! Et pourtant, elle renferme tout le mystère de la pastorale.

Nous croyons souvent que nos sermons transformeront les hommes.

Mais les Pères de l’Eglise insistent sur le fait que l'homme est transformé avant tout par la rencontre avec un homme transformé (c'est-à-dire un homme de Lumière et d'Espérance).

La plus grande mission du prêtre n'est pas d'organiser beaucoup de choses, mais de devenir lui-même une demeure de la Grâce divine.

Saint Syméon le Nouveau Théologien, peut-être plus que tout autre Père, parle de l'expérience personnelle de la lumière divine. Il ne s'agit pas d'une expérience réservée à de grands ascètes, mais de la vocation de chaque baptisé, et plus encore de celle de chaque pasteur.

Ce Saint écrit que celui qui n'a pas goûté à la lumière de la Grâce est comme celui qui décrit le soleil sans l'avoir jamais vu.

Quelle actualité dans cette observation !

Mes frères,

Nous avons tous rencontré, dans notre vie, des prêtres qui n'avaient pas fait d'études supérieures. Mais lorsque vous vous approchiez d'eux, vous ressentiez la paix, vous receviez la Lumière.

Vous sentiez qu'une présence extérieure les accompagnait.

C'est le don de rayonnement spirituel qui s'acquiert dans le silence de la prière, dans la dévotion du repentir, dans la Divine Liturgie célébrée avec crainte de Dieu.

La vie spirituelle engendre le pasteur. Saint Nicolas Kavasilas souligne que toute la vie de l'Église jaillit de la Divine Eucharistie. Là, l'homme est véritablement uni au Christ. L'Eucharistie est ce qui constitue l'Église. Elle donne la vraie Lumière.

Le prêtre ne peut devenir lumière si la Divine Liturgie n'est pas son désir quotidien.

De nos jours, la tentation est grande de croire que le succès de la pastorale repose exclusivement sur nos compétences organisationnelles.

L'organisation est certes nécessaire, mais l'Église n'est jamais née de la seule bonne organisation. Elle est née grâce aux saints. La pastorale prend racine dans le cœur.

La plus grande contribution à notre paroisse est notre repentir personnel.

Le monde d'aujourd'hui est las des personnes qui se mettent en avant et se proposent eux-mêmes. Le monde recherche des bergers qui révèlent le Christ. L'humilité est peut-être la plus belle vertu du prêtre. C'est une force qui découle de la conscience que tout ce qu'il possède est un don du Christ. Saint Silouane l'Athonite écrit : « Là où règne l'humilité, là repose l'Esprit Saint. » Et là où repose l'Esprit Saint, là est la Lumière.

La présence pastorale, comme Lumière et Espérance, est nécessaire, surtout dans la souffrance.

Le prêtre doit être présent à l'hôpital, voir les malades. Présent et priant lors de la confession. Aux funérailles. À la joie du mariage. Dans l'angoisse des jeunes parents. Dans la solitude des personnes âgées. Dans les préoccupations des jeunes.

Cette présence est le prolongement de la présence du Christ dans l'histoire.

C'est pourquoi le peuple de Dieu ne se souvient pas des sermons, mais de ceux qui sont restés à ses côtés quand tous les autres l'ont abandonné. Et alors, il comprend ce que signifie le fait que le berger soit devenu la « lumière du monde », qu’il a brillé pour que les autres puissent voir à travers lui le Christ.

 

TROISIÈME PARTIE

LE PRÊTRE, ESPÉRANCE DE L'HOMME CONTEMPORAIN

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ… qui nous a fait naître de nouveau à une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ. » (1 Pierre 1, 3)

Éminence, mes chers frères,

Il n'y a pas d'autre communauté au monde que l'Église qui puisse affirmer avec une telle certitude que la mort n'a pas le dernier mot. Il n'y a pas d'autre puissance qui puisse se tenir devant un tombeau ouvert et chanter : « Christ est ressuscité des morts… »

Telle est l'identité de l'Église. Et telle est l'identité du prêtre.

Il est témoin de la Résurrection du Christ. L'homme moderne a vu son espérance de vie augmenter, mais il craint la mort plus que jamais. La plus grande pauvreté de l'homme contemporain est la perte du sens de son existence. Saint Nicolas Kavasilas écrit que l'homme a été créé pour vivre dans le Christ. Lorsqu'il est coupé de cette relation, même s'il acquiert le monde entier, il demeure existentiellement pauvre. Ceci explique pourquoi l'abondance n'élimine pas le désespoir. Notre époque confond l'espérance avec l'optimisme.

L'optimisme est un simple état psychologique. Il dépend des circonstances.

L'espérance de l'Église est bien plus profonde. Elle est le fruit de la Résurrection. Le chrétien souffre, pleure, est éprouvé. Mais il ne désespère pas. Car il sait que le Christ a déjà vaincu ce que l'homme craint le plus : la mort.

Combien de fois sommes-nous restés devant un cercueil ?

Le monde n'attend pas un autre enterrement. Il attend de voir si nous croyons vraiment en la Résurrection. Si le prêtre dit la Messe des funérailles par simple formalité, rien ne change. Mais s'il la dit avec la certitude intérieure que le Christ « a vaincu la mort par la mort », nous a donné la vie, alors même son silence devient un sermon. Le peuple sent quand le pasteur croit. Et cette foi fait naître l'espérance.

La présence du pasteur est toujours liée à sa mission de guérison.

La tradition orthodoxe ne perçoit pas l'Église comme un tribunal. Elle la perçoit comme un hôpital. Saint Jean Chrysostome qualifie l'Église de « clinique spirituelle ». Le prêtre, par conséquent, ne se tient pas devant le pécheur en juge, mais à ses côtés en père.

L'homme de notre temps porte des blessures. Certaines viennent de la famille, d'autres des conditions sociales, d'autres encore de choix personnels, d'autres enfin du péché lui-même. Et le pasteur est appelé à guérir le malade sans l’écraser. À dire la vérité sans perdre l'amour, à manifester l'amour sans trahir la vérité. Cet équilibre est la grandeur de la pastorale orthodoxe.

Saint Isaac le Syrien décrit l'homme spirituel par l'une des plus belles images de la littérature patristique.

Il dit que le cœur miséricordieux est celui qui brûle d'amour pour toute la création : les hommes, les animaux, les oiseaux, même les ennemis. Tel est le modèle du cœur pastoral. Le prêtre ne peut distinguer qui aimer, car l'amour du Christ est universel.

La pastorale s'accomplit dans le Christ, lorsqu'elle acquiert cette universalité.

L'humanité entre déjà dans une nouvelle ère. L'intelligence artificielle (l’ IA) transforme le travail. La biotechnologie redéfinit les frontières de la vie humaine. Les guerres engendrent de nouvelles tragédies pour les réfugiés. La famille est mise à l'épreuve. Les jeunes grandissent sous un déluge d'informations, mais avec peu de silence intérieur et, pire encore, incapables de distinguer le vrai du faux. Tout cela crée une nouvelle « civilisation ».

L'Église ne craint pas le progrès. Elle craint seulement une civilisation sans visage. Sans amour. Sans Dieu. C'est pourquoi le prêtre est appelé à nous rappeler sans cesse que la valeur de l'homme ne se trouve ni dans ce qu'il produit, ni dans ce qu'il possède, ni dans son identité numérique, mais dans le fait qu'il est à l'image de Dieu. C'est peut-être pourquoi le plus grand acte pastoral est aujourd'hui la présence personnelle du prêtre. Que le prêtre s'assoie auprès du malade sans parler. Qu'il tienne la main de la personne âgée. Qu'il écoute le jeune sans l'interrompre. Qu'il accueille le pécheur sans l'humilier. Qu'il pleure avec celui qui est dans le deuil. Alors l'homme sent que Dieu ne l'a pas abandonné.

Mais l'Espérance a un visage. L'Église ne propose pas une idée. Elle offre le Christ lui-même.

L’espérance de l’Église n’est pas une théorie sur l’avenir. Elle est une Personne déjà présente parmi nous. C’est pourquoi le prêtre n’est pas appelé à conduire les fidèles à lui-même, mais au Christ. Toute pastorale « réussie » qui crée une dépendance envers la personne du pasteur est, en fin de compte, un échec. La véritable pastorale conduit toujours au Christ.

Comme l’a dit  Saint Jean-Baptiste et Précurseur :

« Il faut que Lui croisse, et que moi que je diminue. » (Jean 3, 30).  C’est peut-être la leçon la plus difficile du sacerdoce. Le pasteur doit s’effacer pour que le Christ puisse grandir dans le cœur des fidèles. Et alors le monde reconnaîtra cette espérance. Ce n'est pas une création humaine. C'est un don du Seigneur ressuscité, qui continue d'agir au sein de son Église, par le sacerdoce et la grâce du Saint-Esprit.

 

Frères,

Nous vivons dans une société bruyante. Tout le monde parle. Peu de gens écoutent. Le prêtre est aussi appelé à se taire quand cela est nécessaire. Non pas un silence d'indifférence, bien sûr, mais un silence qui conduit à la Parole, au Verbe de Dieu. Les Grands Pères de l’Eglise parlaient parce qu'ils s'étaient d'abord tus devant Dieu. Leur parole avait de la puissance car elle naissait du silence de la prière. Peut-être avons-nous, nous aussi, besoin de moins de paroles et de plus de présence auprès des personnes dans leurs difficultés.

Les jeunes, en particulier, ne demandent pas une Église qui imite les événements et les rassemblements du monde. Ils ont besoin d’une Église qui leur montre un autre chemin de vie. Ils recherchent l'authenticité, la vérité, des personnes. Non pas un superviseur strict, mais un Père. La paternité, bien sûr, est le fruit du sacrifice. Elle ne s'impose pas, elle se mérite par nos actes. Le message le plus important que chaque paroisse doit transmettre aujourd'hui est peut-être que personne n'est superflu. Le Christ n'a pas exclu le publicain. Il n'a pas exclu la prostituée. Il n'a pas exclu le larron. Nous n'avons pas non plus le droit d'exclure qui que ce soit de l'amour de l'Église. C'est là toute la délicatesse de la pastorale orthodoxe : préserver intacte la vérité de la foi tout en accueillant chaque personne comme une image de Dieu. Tant qu'il y aura des personnes qui aiment le Christ, l'histoire ne sombrera pas dans les ténèbres. Car la lumière du Seigneur ressuscité continue d'illuminer le monde « et les ténèbres ne l'ont pas comprise ». Le peuple de Dieu pardonne aisément les faiblesses humaines d'un prêtre. Ce qu'il ne peut accepter, c'est le manque d'authenticité. Lorsque le pasteur vit ce qu'il prêche, même ses imperfections deviennent une occasion d'humilité et d'édification. Mais lorsqu'il y a un fossé entre la parole et la vie, le témoignage pastoral perd sa force.

Saint Jean Chrysostome souligne que le prêtre est constamment sous le regard du peuple. Les fidèles n'écoutent pas seulement son sermon ; ils lisent sa vie. Son comportement quotidien, sa manière de célébrer la Divine Liturgie, sa bonté, sa douceur, sa patience, et même son silence, deviennent un sermon silencieux.

Dès le jour de notre ordination, notre vie ne nous appartient plus. Elle appartient à l’Église. Elle appartient au peuple de Dieu. C’est le sens profond du sacerdoce. Que le vieil homme s’efface chaque jour. Et que le Christ grandisse en nous. Ainsi, nous devenons Lumière et Espérance pour le monde, pour le monde contemporain.

Et lorsque notre ministère terrestre sera achevé, puissions-nous être dignes d’entendre de la bouche de Celui qui nous a appelés au sacerdoce la plus douce des paroles : « C'est bien, bon et fidèle serviteur ; entre dans la joie de ton Seigneur. » (Matthieu 25, 21)

Que les intercessions de la Très Sainte Vierge Marie et de tous les saints Pasteurs de l’Église nous accompagnent dans notre combat quotidien, afin que nous devenions véritablement Lumière et Espérance pour le peuple de Dieu, à la gloire du Dieu trinitaire, Très Saint et Donateur de Vie. Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

(Diocèse de Goma et Grand Kivu)



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