BAPTÊME D'URGENCE EN L'ÉGLISE SAINT-NECTAIRE DE GOMA

 

                                                                                              Goma, le 05/10/2026

BAPTÊME D'URGENCE EN L'ÉGLISE SAINT-NECTAIRE DE GOMA

En tout temps, et plus particulièrement à la suite d’un événement, comme celui survenu hier, dimanche 4 octobre 2026, il convient de rappeler les paroles de l'apôtre Paul : « Qui a sondé les voies du Seigneur ? Qui osera le conseiller ?»

Hier, une fillette de 11 ans a échappé à la surveillance des cinq catéchistes qui, avec la bénédiction de l'Évêque de Goma et  Grand Kivu, Mgr Timothée, portent la soutane durant la Divine Liturgie et sont notamment chargés de veiller en temps de la Communion.

La fillette s'est approchée du Calice de Vie avec une simplicité enfantine et a communié avec les autres enfants baptisés orthodoxes. Cette enfant est une nouvelle venue dans notre Église orthodoxe. Il va de soi qu'elle n'a reçu ni catéchisme ni baptême et que ses parents ne sont pas orthodoxes. La petite fille s'appelle Mwamini et son nom de famille est Mugongo.

Le père Athanasios Mushabisa, qui avait célébré la Divine Liturgie, s'en étant rendu compte après coup, en informa l'Évêque, comme il se devait. L'Évêque se souvint de l'enseignement qu'il avait reçu de son père spirituel, feu Archevêque de Pentapole, Mgr Ignace, qui affirmait que, puisque l'événement n'était pas dû à un mépris du Saint Sacrement  mais à une erreur humaine, il s'agissait d'un appel du Ciel qu'il fallait saisir. Il recommandait que la personne soit baptisée immédiatement-sans, bien sûr, la faire subir de chantage psychologique-afin que l'imprudence humaine puisse finalement se transformer en bénédiction. Le bienheureux Métropolite Mgr Ignace en disant cela à son disciple, le Diacre p. Timothée, actuellement Évêque de Goma et Grand Kivu, lui avait déclaré avoir reçu cet enseignement de feu Panagiotis N. Trembelas, son professeur à l'Université d'Athènes et son compagnon au sein de la Fraternité des Théologiens « I Zoï » et de la Fraternité « O Sotir ».

Mgr Timothée a ensuite instruit le Secrétaire du Diocèse, M. Jacques Kubuya, d'accompagner le père Athanase et de rencontrer les parents de la jeune fille non baptisée qui avait communié, afin de leur transmettre avec beaucoup de discernement et de délicatesse le message divin : il s'agit d'un appel de Dieu et leur enfant doit être baptisée au plus vite. Ces derniers devraient également leur expliquer plus en détail l'importance de cet événement. Il est en effet essentiel de ne pas laisser passer une telle grâce. Les envoyés de l'Église devraient aussi souligner que le baptême est considéré comme la porte d'entrée dans l'Église. Sans le baptême, ni l'Esprit Saint ni la grâce divine qui fait de l'homme un membre du Corps mystique du Christ ne lui sont donnés. La participation à la Sainte Communion présuppose le Saint Baptême. Sans le baptême, sans avoir revêtu le Christ, comment pouvons-nous entrer à la Cène de notre Seigneur ? Même le chrétien baptisé doit, selon l'apôtre Paul, préparer son âme avec soin afin de ne pas subir la condamnation spirituelle (1 Corinthiens 11, 29).

Le comité ad hoc du Diocèse, après avoir entrepris des recherches, a découvert la maison de la jeune fille qui avait communié sans avoir été baptisée. Mais personne n'y était présent. Ce lundi 5 octobre 2026, le matin, ils sont retournés sur place pour retrouver les parents de Mwamini Mugongo (c’est le nom de la jeune fille). Orpheline de père, elle vit avec sa mère, Mme Asao, protestante et veuve. Elle a récemment perdu son mari…. Elle vit avec une grande dignité spirituelle et une profonde sincérité avec ses quatre filles, dont la plus jeune, celle qui a reçu la communion le dimanche 4 octobre 2026, dont nous parlons. Elles habitent à 2 km de l'église Saint-Nectaire de Goma !

En présence des représentants de l'Église, la mère a demandé à sa fille de 11 ans, Mwamini, ce qu'elle croyait et ce qu'elle souhaitait faire. La jeune fille a répondu avec un enthousiasme débordant, rayonnante de joie spirituelle, qu'elle voulait se faire baptiser orthodoxe le jour même !

Au même moment, sa sœur aînée, Faida Mugongo, 13 ans, a crié depuis sa chambre : « Moi aussi, je veux me faire baptiser orthodoxe ! Je connais cette Église. C'est une très bonne Église, différente des autres. Beaucoup de gens y vont chaque dimanche. Ne me laissez pas sans avoir été baptisée moi aussi !»  Sur ces entrefaites, la troisième fille, Fatuma Mugongo, âgée de 15 ans, qui était allée au marché, revint et, entendant la conversation, elle dit : « Père Athanase, je vous en prie, ne me laissez pas seule dans l'obscurité et le mensonge… Je ne veux plus aller là où j’allais prier. Je veux devenir orthodoxe moi aussi… » Aussitôt, Mme Asao dit : « Père, catéchisez-moi et mes filles. Parlez-moi de l'Église orthodoxe, de vos différences avec les catholiques et les protestants. » Le père Athanase et le Secrétaire Mr Jacques décidèrent d'emmener Mme Asao et ses trois filles à l'église pour le catéchisme.

L'aînée, Rehema Mugongo, âgée de 17 ans, qui était absente au moment des faits, est rentrée chez elle, mais elle ne trouva personne. Des voisins lui ont indiqué où sa mère et ses trois sœurs étaient parties, et elle s'est précipitée à l'église pour assister au catéchisme orthodoxe. Elle a rejoint le groupe avec ses trois sœurs et a finalement refusé de rentrer chez elle avant d'être baptisée aujourd'hui, en même temps que sa sœur cadette, Mwamini, et les deux autres. Leur mère, Mme Asao, a ensuite été inscrite sur la liste des personnes qui suivent les cours de catéchisme chaque semaine à l'église Saint-Nectaire en vue de son baptême dans les prochains jours.

Mwamini Mugongo a reçu le baptême orthodoxe sous le nom de Maria. Elle a été baptisée aujourd'hui, 5 octobre 2026, en présence de sa mère, Mme Asao, à l'église Saint-Nectaire de Goma, avec ses trois sœurs aînées. Quelle magnifique scène spirituelle et quelle manifestation de la grâce du Saint-Esprit ! Gloire à Dieu !

LES NOUVELLES BAPTISÉES ET LEURS NOMS

1. Maria Mugongo, 11 ans (c'est la jeune fille qui a communié avant d'être baptisée). Nous lui donnons ce nom à la demande de Mme Asimina Tsamou du groupe « Epalxis », qui nous aime et soutient l'œuvre que notre Église locale accomplit dans une région très difficile de notre planète. Mme Tsamou a souhaité que ce nom soit donné en hommage à Mme Konstantina Ralliou, qui, comme elle le dit si bien, est une mère et une grand-mère dévouée à « Epalxis ». Mme Ralliou a exprimé son désir et fait vœu à la sainte Vierge Marie de devenir la marraine d'une fille de notre Diocèse, dès que nous pourrons célébrer des baptêmes. Elle a souhaité que cette fille reçoive le nom de Marie en l'honneur de Notre-Dame la Sainte Vierge Marie.

2. Arsenia Mugongo, 13 ans. Nous la baptisons à la demande de Mme Irene Miliara, qui nous a transmis le souhait de sa mère, Mme Aglaia. Mme Miliara aime profondément l'œuvre missionnaire dans notre Diocèse et nous apporte son soutien. Nous la remercions chaleureusement pour cela !

3. Paraskevi Mugongo, 15 ans. Nous la baptisons en l'honneur de Mme Paraskevi Sfountouri. Nous prions pour que le Christ accorde à Mme Sfountouri la force spirituelle et le réconfort divin dans les épreuves qu'elle a traversées. Nous la remercions sincèrement pour l'amour qu'elle témoigne aux enfants pauvres et nécessiteux de notre Diocèse.

4. Charitine Rehema, 17 ans. Nous lui avons donné ce nom en l'honneur de sainte Charitine, martyre, dont la mémoire est célébrée aujourd'hui, le 5 octobre, par notre Église orthodoxe.

 

(Du Bureau de Mission du Diocèse de Goma et  Grand Kivu/ Patriarcat d'Alexandrie et de toute l'Afrique)

















































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